« Le Panthéon de JDT »

Jérémy de Teyssier, photo coll personnelle.

L’année 2021 est marquée par l’arrivée d’une nouvelle chronique portée par un nouveau chroniqueur Jérémy de Teyssier. Ayant obtenu une licence d’histoire, grand érudit, il a à la fois le talent d’écrire l’Histoire et de conter la trajectoire de personnalités projetées dans la lumière (mais aussi dans l’ombre) qui ont su marquer leur époque, tous et toutes à leur manière. Et cette époque c’est celle du XIXème siècle, époque très intense socialement et politiquement qui a vu naître des personnages d’Histoire qui ont changé (ou ont participé à changer) le cours de l’Histoire de la France. Rencontre avec celui qui se cache derrière le micro (et l’écriture talentueuse) de la chronique ‘Le Panthéon’.

  • Jérémy, quel est le principe de cette nouvelle chronique « Le Panthéon » que vous inaugurez dans ce sixième épisode d’IDP ?

Le Panthéon de JDT est une chronique née d’une intention profonde, presque nécessaire, de rendre hommage à des personnalités historiques qui ont marqué leur époque pour l’avoir traversée d’abord, et pour tout ce qu’ils ont pu y apporter ensuite. Par personnalité historique j’entends tout homme ou toute femme qui a vécu. Ces personnalités qui qu’elles soient méritent une place dans notre imaginaire contemporain car leurs idées-forces accompagnées de leurs actes héroïques – ou pas, car il y a mille raisons de demeurer dans la mémoire collective – ont des traces vivantes ou décelables toujours encore aujourd’hui. Leur âme circule parmi nous. Le Panthéon est une autre manière d’approcher l’histoire par des personnages de premier comme de second plan, célèbres comme inconnus, réhabilités comme personnages principaux le temps d’une chronique. Et j’ai choisi le XIXe siècle, période qui m’est chère, comme terrain d’étude.

  • D’où vient cette sorte de marqueur posé sur le XIXème siècle, un siècle charnière selon vous ?

Mon lien avec le dix-neuvième siècle est puissant, inexpliqué. Je crois qu’il ne faut pas chercher des causes à tout, j’ai découvert ce siècle avec le sentiment de l’avoir toujours connu. Tout a commencé avec des images autocollantes de la Révolution et de l’Empire, aux alentours de mes 10 ans, avant peut-être. L’image a une force incroyable parce qu’on y lit la grandeur et l’intime. 1848 s’est imposé par la suite. Je ne prétends pas idéaliser une époque qui, derrière ses barrières de moralité, fut outrageusement immorale, mais elle me touche, avec ses splendeurs et ses misères.

  • Quelques mots sur votre parcours ?

J’ai grandi et étudié à Monaco, puis validé une licence d’histoire à Aix-en-Provence et Bordeaux. Je poursuis actuellement mes études d’histoire, tout en me formant au métier de comédien à Paris.

  • Jérémy, quelles personnalités seront à découvrir ou redécouvrir grâce à votre Panthéon ?

J’ai une affinité particulière avec les hommes politiques de 1848, les grands noms du milieu du siècle qui sont devenus ceux de nos rues, de nos avenues, à la fin de celui-ci. Je vous présenterai donc plusieurs de ces parcours au cours de l’année. Artistes, penseurs, décideurs seront panthéonisés, suivant un tissu qui se mettra en place au fur et à mesure des chroniques. Comme je l’ai dit plus haut, et c’est là mon credo, nous sommes tous des personnages historiques. Je ne m’interdis donc pas de sélectionner des destins à priori non historiques, et de les exposer par une relecture de leur vie à travers le prisme de leur temps, de leur condition ou de leur milieu social.

  • Dernière question (avant de vous (ré) écouter sur le podcast !), que pensez-vous des adaptations télévisées de faits historiques ? Auriez-vous des exemples réussis en tête ?

Mon enfance a été bercée de ces grandes fresques historiques, Les Rois Maudits de Dayan, La Révolution française de 1989 ou le Napoléon de Simoneau. Pourtant je ne supporte pas une œuvre qui trahit l’Histoire avec trop d’imprudences. Je crois qu’en concevant les limites d’une adaptation, en acceptant que tout n’y est pas vrai et bien au contraire, mais que le sens reste, on peut l’apprécier véritablement. C’est le terrain de l’art qui rencontre celui de l’histoire et le mélange parfois est insupportable, parfois savoureux.

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